Thursday, February 01, 2018

Thursday, February 01, 2018 10:18 am by Cristina in , , , , , ,    No comments
Today is reopening day at the Brontë Parsonage Museum and we are truly looking forward to seeing what the wonderful staff there have done for Emily Brontë's bicentenary. We would also like to wish them the very best for this 'wuthering' year, of course.

The Quebec edition of The Huffington Post interviews Fanny Britt, author of the play Hurlevents currently on stage in Montreal.
Ta pièce Hurlevents s'inspire de l'oeuvre d'Emily Brontë. Comment l'auteure est-elle entrée dans ta vie? J'ai lu tous les livres des sœurs Brontë à l'adolescence. Étrangement, le livre Les Hauts des Hurlevents, d'Emily, était celui que j'aimais le moins. Plus jeune, j'avais un rapport à moi-même tellement hargneux et autocritique que j'étais rebutée par les grandes histoires d'amour réciproques. Je préférais celles où un personnage aime en silence et n'ose pas avouer ses sentiments avant 300 pages. Les histoires d'amour fusionnel me faisaient peur. Je me sentais exclue de ça. Mais en relisant le roman, au début de la trentaine, j'ai découvert autre chose. Je comprenais le discours sur la dépossession et la vengeance amoureuse.
À l'époque de sa publication, le roman avait choqué bien des gens. Tu comprends pourquoi? D'abord, les amours entre Catherine et Heathcliff étaient dépeintes avec beaucoup de fougue et une certaine violence. C'était inacceptable de la part d'une femme auteure. Qui d'autre qu'une dépravée ou une diablesse pouvait écrire des trucs pareils? En plus, ce n'est pas la vertu qui triomphe à la fin, mais la colère et la vengeance. C'est très sombre, presque amoral. C'est un roman fataliste.
Comment les personnages du roman font-ils échos à ceux de ta pièce? C'est plutôt subtil. Au départ, je faisais des liens directs, mais j'ai réalisé que ce n'était pas nécessaire. J'avais peur de trop m'éloigner de l'œuvre originale et que les gens soient déçus, s'ils attendaient une adaptation du roman. Le metteur en scène, Claude Poissant, m'a libéré de cette idée en me disant qu'il voulait une histoire qui nous happe et des personnages habités par la même ferveur que ceux du roman. Au fond, tous les personnages sont à un moment ou à un autre Heathcliff ou Catherine, et la narration change de courroie. C'est fluide. Je voulais explorer l'idée qu'on porte tous en nous la violence du rejeté, celle du rejeteur et la perversité de l'observateur.
Comment décrirais-tu Émilie, le personnage au cœur de ta pièce? C'est une jeune femme passionnée par la littérature victorienne. Elle est sur le point de partir en Écosse pour faire une maîtrise. Pendant un bon moment, les spectateurs auront l'impression qu'elle est observatrice des autres, jusqu'à ce qu'ils réalisent qu'elle est le mastermind de la vengeance et une amoureuse éplorée. Elle incarne Heathcliff plus que personne d'autre, tout en étant la plus discrète. Avec elle, j'évoque évidemment Emily Brontë qui, apparemment, n'aurait rien vécu en termes amoureux. Pourtant, elle écrivait le désir charnel davantage que ses sœurs. C'est très intrigant. Ça démontre que la violence amoureuse est souvent celle qu'on se construit. Ce que notre esprit est capable de projeter peut être très dangereux. (Samuel Larochelle) (Translation)
Tor lists 'Five Books in Which Magic Has Consequences' and one of them is
Worlds of Ink and Shadow by Lena Coakley
Coakley’s novel takes on the strange, sad legacy of the Brontë siblings: their life in a parsonage at the edge of a lonely moor, their literary genius, their early deaths. Famously, the siblings created an imaginary realm called Glass Town, the setting for their juvenile writings. In Coakley’s hands, Glass Town becomes a fully populated otherworld in which the Brontës are both players and gods. But as their creations become sentient, and evidence grows of a snake in the garden, they discover the costs of playing at creator are heartrendingly high. The book’s wistful, inevitable ending marries invention with historical record, and it still hangs on my heart. (Melissa Albert)
À voir à lire (France) reviews the film Marrowbone, which
relève d’un gothique britannique que n’aurait pas renié Charlotte Brontë, l’auteure de Jane Eyre, et qui, au cinéma, a donné lieu à de magnifiques ouvrages de peur (Frédéric Mignard) (Translation)
Reading in Wellies reviews Sarah Shoemaker's Mr Rochester.

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