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Monday, July 18, 2011

Monday, July 18, 2011 12:04 am by M. in ,    No comments
New Brontë French scholarship:
L'Atelier
Vol. 3, No 1 (2011)
Chain err-reading: Jane Eyre by Charlotte Brontë
Thomas Dutoit
Abstract
La façon dont on hérite – reçoit ; récuse – les protocoles de la lecture détermine comment on lit et comment on lit mal. Les différences entre la langue orale et la langue écrit ouvrent des possibilités pour un langage littéraire dont la lecture requiert, parfois, une apparente « mé-lecture ». Le présent article étudie les théorisations explicites par Derrida, de Man et Freud de la lecture et de la fausse lecture (misreading), tout en essayant de mobiliser leur percées dans une analyse de la lecture et de la fausse lecture telles qu'elles sont mises en scène dans Jane Eyre, le roman de Charlotte Brontë.
Cahiers victoriens & édouardiens
2010, no71, [Note(s): 139-151, 15-16 [14 p.]]
De Jane Eyre à Shirley: une représentation des éléments transformée par les bouleversements sociaux (From Jane Eyre to Shirley: A Representation of the elements affected by social changes)
Elise Ouvrard
Résumé / Abstract
When she wrote Shirley, Charlotte Brontë was inspired by the Luddite riots which took place in the West Riding of Yorkshire in 1812. Contrary to her preceding novel Jane Eyre (1847) in which Thornfield is a few miles away from the large manufacturing town Millcote, Shirley (1849) insists on the social changes linked to the Industrial Revolution. The representation of the four elements in Shirley is thus quite different from the one David Lodge analysed in Jane Eyre ("Fire and Eyre: Charlotte Brontë's War of Earthly Elements"). The passionate and purifying fire which characterizes Jane Eyre becomes endowed with a social dimension: it reduces to ashes many factories, such as the one Sykes owns for instance ("his dressing-shop was set on fire and burnt to the ground"); fire is associated to revolt, hatred but also death since gunshots can be heard several times. Besides the industrial background has consequences on the water and above all on the air which is polluted by the factories and their chimneys ("Stilbro' smoke atmosphere"); Robert Moore easily puts up with this tainted atmosphere, however it is quite revealing that Caroline finds it hard to breathe ("complained of want of air"). In spite of the major changes, the representation of the four elements in Shirley bears a likeness to that in Jane Eyre as can be observed with the description of some characters and of their emotions although the stress on the opposition between fire and ice is less striking. One can even wonder whether Shirley does not express some nostalgia for the preindustrial nature that is depicted in Jane Eyre, as the description of Fieldhead Hollow fifty years ago seems to imply in the last chapter of the novel.
Revue e-CRIT3224, 1 (2010) p. 99-111
Bertha, l'esprit du lieu: circulation de l'altérité dans Jane Eyre
Nathalie Pavec
Abstract:
Il s'agit d'analyser Bertha Mason, la Créole exilée dans l'Angleterre victorienne et devenue la "folle du logis", comme figure du déplacement, de la délocalisation, qui place l'ailleurs au cœur même de la maison victorienne. Plutôt que de m'inscrire dans la perspective de tel ou tel discours critique et de lire la figure de Bertha à son aulne, je suggère que la richesse et la puissance de cette figure réside précisément en ce qu'elle est le point d'articulation d'une multitude de discours critiques (féministe, marxiste, psychanalytique, post-colonial), qui s'y sont reconnus, l'ont exploitée, sans toutefois jamais l'épuiser. On y a vu tour à tour (selon les époques et les 'modes' critiques) la figure du colonisé face à la domination impérialiste, celle du désir féminin réprimé par la société patriarcale, celle de la colère des classes opprimées, celle du refoulé faisant retour au sein de la psyché — et le texte de Jane Eyre se prête à toutes ces interprétations, notamment par le réseau métaphorique qu'il déploie. Mais il me semble qu'au-delà de ces lectures répondant chacune à un positionnement idéologique particulier, la figure de Bertha résiste, et tend à chaque génération de lecteurs un miroir où ceux-ci peuvent voir tout autant le reflet de l'époque et de la culture dans lesquelles ces discours critiques ont été produits, que le reflet du positionnement de Charlotte Brontë dans l'histoire de la littérature britannique. En effet, en empruntant à l'imagerie gothique du vampire, la figure de Bertha s'enracine dans une tradition littéraire spécifiquement anglaise et combine donc altérité géographique et altérité temporelle : Bertha, c'est l'étrangère venue d'ailleurs, mais c'est aussi l'étrange venu d'autrefois. Et en cela, elle travaille la culture victorienne de l'intérieur et cristallise les forces agissantes au cœur d'une culture dominante: forces de subversion, de questionnement, de résurgence, par lesquelles la culture est déstabilisée, mais aussi renouvelée. Si elle constitue une menace à l'ordre établi, elle détient aussi un pouvoir de hantise, par lequel l'imaginaire se voit fertilisé — non seulement l'imaginaire de Brontë et de ses lecteurs, mais celui des générations suivantes et notamment des artistes pour lesquels Bertha a ouvert la voie vers d'autres créations. En définitive, mon propos est de souligner le paradoxe de Bertha: étrangère radicalement autre, et pourtant image spéculaire de nous-mêmes, dans notre lien complexe à l'ailleurs et à l'autrefois, càd. à notre héritage culturel et historique.
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