Sunday, October 25, 2015

Sunday, October 25, 2015 1:31 am by M. in ,    No comments
The monographic Balthus exhibition which has just begun in Rome contains his 1933-34 illustrations for Wuthering Heights and the 1933 painting La Toilette de Cathy:
Scuderie del Quirinale e L'atelier di Villa Medici
Scuderie del Quirinale Via XXIV Maggio 16, Roma
Accademia di Francia a Roma, Villa Medici, Viale Trinità dei Monti 1, Roma
Balthus. La retrospettiva.
A cura de di Cécile Debray
24 October 2015 - 31 January 2016

A cura di Cécile Debray, curatrice del Musée National d'Art Moderne/Centre Pompidou

Con una grande mostra monografica divisa in due sedi, Roma celebra – a quindici anni dalla morte – Balthasar Klossowski de Rola, in arte Balthus (1908-2001), maestro tra i più originali ed enigmatici del Novecento, il cui rapporto con la città eterna fu decisivo per gli indirizzi della sua arte.
Circa duecento opere, tra quadri, disegni e fotografie, provenienti dai più importanti musei europei ed americani oltre che da prestigiose collezioni private, compongono un avvincente percorso in due segmenti: alle Scuderie del Quirinale una completa retrospettiva organizzata intorno ai capolavori più noti, a Villa Medici un’esposizione che, attraverso le opere realizzate durante il soggiorno romano, mette in luce il metodo e il processo creativo di Balthus: la pratica di lavoro nell’atelier, l’uso dei modelli, le tecniche, il ricorso alla fotografia.
In Balthus own words:
‘I am a very emotional man, perhaps too much so… My youth was an absolute whirlwind of Feelings, exactly like Emily Brontë’s Wuthering Heights, which I illustrated. I was completely at home in this novel. It described my youth perfectly. I was in love with Antionette – de Watteville – and I was determined to win her. But Antionette, on top of being a difficult girl, was already engaged to someone else. I reread her letters every evening. I think that, like Heathcliff, I didn’t want to leave adolescence. (Balthus In His Own Words: A Conversation With Cristina Carrilo De Albornoz. New York: Assouline, 2001)
On La Toilette de Cathy:
La culture particulière de Balthus, plus anglaise et allemande que française, l’a très tôt mené vers l’œuvre enflammée, d’une violence abstraite et surréelle, qu’est cet unique roman écrit par Emily Brontë en 1847, Wuthering Heights [Les Hauts de Hurlevent]. Une traduction française contemporaine existait, parue en 1929, mais les quatorze dessins (dont l’un préfigure assez exactement la toile du Musée) exécutés par Balthus en 1933-1934 d’après certaines scènes du roman sont accompagnés de citations en anglais – preuve qu’il le lisait dans cette langue.
Il ne s’agit pas d’une simple prédilection littéraire : ce livre « où l’amour hurle dans une rage adulte », et tout pétri d’une « terrible nostalgie » (Albert Camus) a pour le jeune Balthus de secrètes références avec sa propre histoire – celle de ses amours contrariées avec Antoinette de Watteville, jeune aristocrate bernoise alors fiancée à un autre. Aussi la grande toile qu’il a peinte de début octobre à mi-décembre 1933 (cat. rais. n° P 74) est-elle autant, pour Balthus, un double portrait identifiant Antoinette à Cathy, et lui-même au sombrement mélancolique Heathcliff, que la représentation de leur inéluctable séparation. Il le formule distinctement dans une lettre à Antoinette datée du 24 janvier 1934 : « C’est, comme dans le livre (quoique ce ne soit pas une illustration), l’instant où deux êtres humains qui d’ailleurs n’en font qu’un et qui sont complémentaires l’un de l’autre, arrivent au carrefour de leurs destinées respectives et vont, comme deux astres qui ne se croisent dans leur course que tous les mille ans, reprendre la route qui les séparera pour décrire le cercle qui leur est imposé par le rythme universel et irremplaçable. Cathy est nue parce qu’elle est symbolique ; de plus, le groupe qu’elle forme avec sa bonne qui la coiffe est traité comme une vision, comme un souvenir évoqué par Heathcliff, qui au fond est assis seul dans la chambre. C’est donc déjà un événement passé » (coll. part.).
Tableau d’exorcisme, extrait des profondeurs les plus intimes, cette toile fut pourtant très vite rendue publique : dès février 1934, elle est choisie par Tériade pour accompagner son article « Aspects actuels de l’expression plastique » dans le n° 5 de Minotaure. Elle figure juste après dans l’exposition organisée par Pierre Loeb, à la galerie Pierre, du 13 au 28 avril 1934, qui « lance » d’un coup le jeune peintre en attirant l’attention de quelques écrivains et artistes.
L’insolite et monumental format presque carré, l’étrange suspens des personnages, certes reconnaissables (le visage d’Antoinette est un véritable portrait), mais déplacés dans un ailleurs mystérieux, le décor scrupuleusement banal, l’ascèse d’une couleur peu séduisante retiennent déjà le regard de quelques-uns, tout en choquant la plupart des visiteurs. Parmi eux, Antonin Artaud, qui a immédiatement discerné, avec les termes les plus justes, la singularité « révolutionnaire » de la peinture de Balthus, « par-delà la révolution surréaliste, par-delà les formes de l’académisme classique », pour rejoindre « une sorte de mystérieuse tradition » (La Nouvelle Revue française, n° 248, mai 1934). (Extract from the catalog Collection art moderne - La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Brigitte Leal, Paris, Centre Pompidou, 2007)
More information: Realism by Kerstin Stremmel, 2004: La Toilette de Cathy.

On the Wuthering Heights Illustrations:
Balthus’ Picture-Book, Chapter Three: The Illustrations for Wuthering Heights by Wendy Walker
Balthus by Sabine Rewald, 1984: Illustrations for Wuthering Heights.

On the influence of Balthus drawings on Jacques Rivette's 1985 Hurlevent film:
Hurlevent: Jacques Rivette’s Adaptation of Wuthering Heights by Valérie Hazette, Senses of Cinema, Issue 29, December 2003

More information: _Black_Acrylic, La Reppublica.

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